À propos

Un ami photographe a réussi l'exploit de faire un jolie portrait de mon minois... Merci à Sylvain.

Merci à Jean-Louis Malard pour ce petit backstage pris lors d'une balade photos à Montmartre...

Merci au photographe Steven Blin,

Cela fait bientôt quatre ans que le virus photographique m’a pris dans son antre, et s’il y a bien une chose à retenir c’est qu’une image n’existe vraiment que lorsqu’elle a une existence physique, c’est-à-dire sur papier. Il n’y a pas plus gratifiant pour un auteur photographe que de savoir son oeuvre chez une tierce personne. Cela va au-delà de la contrepartie financière. C’est ce qui m’a décidée à éditer ce livre.

Ce qui me fait vibrer en tant que photographe, c’est aussi bien l’exaltation que les frustrations générées par les regards sur l’ensemble de mon oeuvre. Être capable de faire réagir à travers ma vision des choses. Mes différentes publications apparaissent, alors, comme la réponse à une question que seule mes déambulations attentives m’ont permise de saisir. En cela se trouve la magie d’ « Anamnèse ».

Pour ma part, j’estime atteindre un certain équilibre lorsque l’oeil du lecteur ne sait plus distinguer l’attention qui a façonné les apparences de celle qui a organisé les prises de vue. L’image, ainsi que leurs significations se confondent pour ne faire qu’un. Ma vision s’ouvre à vous comme une évidence. A partir de ce moment là, précisément, ma prise de vue change de statut pour entrer en symbiose avec vous, spectateur. Elle devient partage. Mon oeil vous offre une perception qui va au-delà de l’image en elle-même pour se matérialiser en photographie dépassant le stade du miroir.

Dans mon histoire personnelle on comprend pourquoi j’ai choisi la photographie comme moyen d’expression. J’ai fait des études de lettres, j’ai donc toujours accordé une grande importance aux mots. Mais les lectures qui ont suscité en moi le plus d’émotions sont celles qui ont été écrites à coups de grandes métaphores. Or il se trouve, que selon moi, l’un des critères fondamentaux d’une oeuvre réussie, et ce quelque soit le support, consiste dans le pouvoir d’éveiller certaines émotions chez le spectateur, ou le lecteur… Ainsi, je caresse l’espoir qu’à travers mes images sans couleurs et mes mots sans filtres, d’avoir le bonheur de vous arracher un trouble, d’éveiller peut-être un semblant de mélancolie, de la joie ou mieux de l’espoir, que sais-je… Bref, voir naître en vous un soupçon d’émotion, aussi fugace soit-il même vite oublié… Là seulement, je trouverai mon bonheur de me considérer en auteur photographe accomplie. C’est dans ce seul but et dans une grande probité que je vous offre ma vision poétique de ce que j’ai vécu à travers mon premier grand projet.

Etre photographe auteur c’est être capable de composer, de mettre en scène et de communiquer par le biais de son oeuvre. C’est faire passer un message avec son oeil. Mes seuls instruments dans cette fastidieuse aventure sont ma sensibilité, mon histoire c’est-à-dire mon expérience de la vie, mon habileté à mettre en scène mon ressenti et mon fidèle compagnon sans qui rien ne serait possible, mon boitier. L’aventure photographique n’est pas qu’une question de photographie. Surtout à l’ère technologique dans laquelle nous nous trouvons. De nos jours, tout le monde est un peu photographe même malgré lui. Que ce soit avec un smartphone hyper performant ou un reflex devenu très facile à manipuler. Le monde de l’imagerie est accessible à toutes et à tous. 

Mais être photographe c’est avant tout un tempérament, une personnalité, une présence, de la constance et surtout beaucoup de travail pour un plaisir encore plus grand. Trop de technique tue créativité et sensibilité. Une bonne photo ne peut-être enfermée dans des règles de compositions « absolues ». Il n’y a pas de recettes magiques applicables. C’est pourquoi je ne prétends pas faire de bonnes photos, je prétends faire des photos susceptibles de vous « toucher ». D’ailleurs que sait-on d’une bonne photo sinon qu’elle nous émeut ?

La seule vérité en photographie c’est qu’on ne peut pas mentir sur ses intentions, et donc on ne peut pas se mentir, sinon l’aventure tombe à l’eau. Le public ne se trompe pas et l’on ne peut pas tromper le public. C’est ce que j’aime. J’essaie donc de suivre mon chemin, de creuser, d’arpenter sans cesse en tentant de faire jaillir ma propre personnalité au travers de mes clichés en étant la plus honnête possible. C’est une rigueur qui apporte beaucoup à l’ère où la vie n’est que théâtre et masques. C’est un exercice qui me rend meilleure un peu plus chaque jour et qui n’a de cesse de me faire progresser. Le progrès est une question de temps, c’est pourquoi la photographie est, elle-même un exercice de style qui s’affine au fil du temps… L’autre qualité nécessaire à l’exercice de la photographie c’est l’engagement, plus le temps passe, plus l’engagement prend de place. Mais c’est bon d’être fidèle à un engagement. 

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, la photographie d’auteur est facile à approcher mais terriblement complexe à dompter, car il y a les pièges des flagorneurs, mais cela est une autre histoire qui n’a pas sa place dans la mienne. J’aime partir à la rencontre des gens vrais, c’est-à-dire du public. J’aime les louanges, bien sûr, mais il n’est pas mauvais d’être désavouée, cela permet de belles remises en questions. 

 

Ma seule vérité photographique, finalement, c’est la votre. Car seul l’avis du public est important. Une chose est sûre, vous serez quoi qu’il en soit, ma plus belle rencontre car si vous lisez ce livre, c’est que nous sommes dans une relation empreinte de confiance et de partage. En cela est ma plus belle victoire. 


rEMERCIEMENTS

 

  • Mme Vocoret Pierrette, ma mère, la pauvre... Que j'entraîne dans toutes mes galères et à qui j'ai fait vivre quelques sorties nocturnes hasardeuses et parfois inquiétantes... La nuit donne son lot de frayeurs !
  • François Suzanne, meilleur ami qui est d'un grand soutien en toute occasion.
  • Art Photo Lab, James Vil, Frankie Bastide et les petites mains. Pour leurs conseils, leur patience, leur amitié et surtout leur professionnalisme. Pour toute impression de mon travail je leur voue une totale et entière confiance.
  • Jean-Louis Malard, ami qui m'a mis le pied à l'étrier.
  • Melle Wetzel Audrey qui me botte les fesses quand je ne fais pas de sortie nocturne pendant trop longtemps, qui m'encourage.

Articles                                                    Parutions

  1. Digital Photo N°32, P16-17. La Seine en début de crue.
  2. Phototech N°49, P80. Punch line sur La Défense.

Les amis...